Lors du conseil municipal du 4 mai 2010, M. le Maire et ses adjoints ont voté la création d'une Société Anonyme d'Économie Mixte Locale (SAEML) dans le but d'équiper les bâtiments publics de Bussy-Saint-Georges de panneaux solaires. La majorité reprend là une de nos propositions fortes (le développement d'énergies renouvelables) exprimées en 2008 (voir article ), nous ne pourrions donc que nous en féliciter si ce n'était la forme juridique mise en place(SAEML).
Le solaire, une énergie que nous souhaitons voir se développer à Bussy.
Tout d'abord comme nous l'avions souligné dans nos propositions précédentes, la situation géographique de Bussy (nombreux toits orientés face au sud) se prête particulièrement au développement de cette énergie et nous avions regretté le manque de volonté politique de la majorité municipale en matière environnementale. Le temps a porté ses fruits et nos propositions trouvent aujourd'hui un écho favorable, ce dont nous nous réjouissons.
Une SAEML, quel intérêt pour Bussy?
C'est bien là qu'est le nœud du problème. En faisant cette proposition, nous attendions de la majorité:
- qu'elle lance des appels d'offres pour des installations sur les bâtiments municipaux les plus adaptés,
- qu'une réflexion soit mise en place sur les différentes formes de solaire; pour certains usages il nous paraît intéressant de ne pas négliger le solaire thermique,
- qu'elle prenne des mesures incitatives poussant les promoteurs à construire des bâtiments BBC (bâtiments basse consommation), voire autonome en énergie...
Au lieu de cela, la majorité nous propose un montage financier complexe. Notre commune n'ayant évidemment pas de capitaux à investir dans le montage, elle aliène, pour pas moins d'un siècle, une partie des bâtiments publics en les portant au capital (disposition jugée depuis illégale par le préfet) d'une société dont la moitié se compose de partenaires financiers privés (partenaires que nous ne connaissons pas à ce jour).
On nous fait croire au passage que la ville percevra le fruit de la revente de l'électricité ainsi produite. Or la ville ne détiendra que 51% de la SAEML, elle ne pourra donc en retirer des bénéfices qu'à hauteur de cette part. Et c'est bien sûr sans compter les frais de fonctionnement d'une telle société, avec, entre autres, la location de bureaux et la rétribution de son conseil d'administration ainsi que de son président qui ne serait autre que M. le Maire.
A ce propos, M. le Maire, j'ai une question, qui j'en suis sûr intéresse vos administrés: à combien sera fixée votre rétribution?
C'est donc bien ce montage financier que notre groupe, Bussy en action, dénonce aujourd'hui. Notre volonté de voir mise en œuvre une politique véritablement efficace dans le domaine du développement durable à Bussy est plus que jamais intacte et nous continuerons à faire des propositions dans le domaine.
Jean-Christophe Carcenac Le 12 juin 2010 |